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certitude de l'inespéré

  • Certitude de l’inespéré


    Depuis plusieurs semaines, de très très nombreux Chinois consultent le blog et en lisent toutes les notes, vraiment toutes, les unes après les autres. Je salue ces lecteurs et je les remercie de leur intérêt…
    L’autre jour, c’était cette note-ci qui avait été consultée.
    Je la remets car je l’ai moi-même relue avec plaisir :

    21 septembre 2012. Certitude de l'inespéré.
    "Rentrer à la maison.
    Aller directement sur le bureau prendre le « Journal d’Antigone » d’Henri Bauchau qui vient, en dormant, de quitter ce monde.
    Lire ce passage-là : « Le patient que j’attends est en retard, ce n’est pas la peine d’entreprendre quelque chose avant qu’il arrive. Me voici à ma table, sentant avec plaisir le temps s’écouler plus lentement que d’habitude et ma plume glisser presque sans but sur la page. Devant moi, trois roses et quatre lys dans un vase de porcelaine dont l’anse est brisée mais auquel je tiens car il était chez mes parents. A ma gauche, un exultant bouquet d’anémones que j’ai rapporté hier. Rien d’autre à faire qu’écrire et éprouver que je suis dans l’existence. Dans cet instant de loisir et d’attention, l’inespéré, encore inatteignable, s’élabore et laisse pressentir sa vie cachée ».
    Se sentir plus forte de cette certitude-là. »

  • 31 décembre 2012. Le présent éternel du monde.


    Dans le silence opaque de la nuit profonde, reprendre des forces auprès de René Char, puis d’Hannah Arendt : « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament ».
    Choisir, pour 2013, de continuer son chemin dans le présent éternel du monde et souhaiter qu’il en soit ainsi pour chacun afin que nul ne soit écartelé entre le passé et l’avenir, mais bien vivant à chaque instant, dans la certitude de l’inespéré.
    Bonne année à tous !